• Faudrait que j'invente des mots pour décrire ce que je pense de ce film.

    Tout y est très intense. A chaque fois que je le regarde, c'est une immersion. Un risque aussi. Les personnages et les sentiments sont profonds. Almodovar les anime, les aime, les aime tous, avec leurs qualités et leurs défauts. Beaucoup de tendresse, une violence qui est celle de vivre, d'aimer, de se séparer, de se perdre...

    Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas vu...N'hésitez pas. En version original si possible. L'espagnol a cette force, ce caractère...Laissez-vous entrainer !

     

    Pedro Almodovar, Espagne (1999)


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  • Allez, laissons-là toute diabolisation.

    C'est fait, c'est fait ! J'espère sincèrement que l'action du nouveau PDG de la France amorcera une décrue nette du chômage.

    Entre autres choses, évidemment.


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  • Vous connaissez ce film de Patrice Leconte : "Ridicule" ?

    Il décrit les moeurs d'aristos' précieux du XVIII siècle à la cours de France, et se penche notamment sur la place occupée par "le bel esprit". Les courtisans s'affrontent dans de tragiques joutes verbales, se distraient de l'humiliation subie par le concurrent et voient leur gloriole remonter jusqu'aux royales oreilles de Louis XVI à mesure qu'ils ridiculisent leur entourage.

    Les dialogues sont excellents. Un exemple ?

    Un Abbé, lassif et au summum de la préciosité : " Ah des groseilles, des groseilles...J'en mangerais autant que Samson a tué de Phillistins !"

    Le Docteur, l'air espiègle : " Avec la même mâchoire, Monsieur ? Une mâchoire d'âne, donc ?!"

     

    Jean ROCHEFORT y incarne un médecin usé et oublieux (il ne se souvient de la contrepartie citée ci-dessus que deux heures plus tard !), introduisant dans cette cage aux lions un nobliau de campagne (Puceludon de Malavoy, Charles BERLING) . Le film s'achève sur les côtes Anglaises, où le Docteur s'est réfugié pour sauver sa tête, pendant la révolution. ROCHEFORT est en discussion avec un confrère Britannique, lequel lance une boutade sur les événements en cours et la situation dans laquelle se trouve la noblesse Française, contrainte de rejoindre l'honni voisin.

    "HUMOR ? " interroge-t-il son hôte. Cet "humour" dont il avait entendu parlé mais qui n'était pas en vogue à la cours de France, puisque sans intention de nuire ni de s'attirer les faveurs de personne.

    J'ai reçu ce matin ce montage Photo du futur portrait officiel de Sarkozy à l'Elysée. Si c'est un peu grossier, ça m'a fait sourire et m'a rappelé la chute du film dont je viens de vous parler.

    Peut-on y voir des similitudes - cette fois-ci, sont-ce les moins privilégiés qui vont devoir s'exiler ? - avec ce qui est en train de se passer en France ?

    En tout cas, les jours où ça sera trop difficile à supporter, où nos valeurs seront bousculées par ce Monsieur et ses sbires, n'oublions pas l'humour: petit remède qui pourrait sembler dérisoire mais anti-morosité immédiate et pas chère.

    A mesure que j'écris, je me rends compte que c'est une auto-prescription...

    Un semblant de légèreté quand il nous est difficile de prendre du recul.

    Quelques battements d'ailes dans un océan de pesanteur.

     

     


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  • A moins d'un miracle, Nicolas Sarkozy sera le successeur de Jacques Chirac à l'Elysée.

    Jamais les Champs Elysées (où les âmes vertueuses séjournaient selon la mythologie grecque) n'auront connu un moins vertueux locataire.

    C'est dur ! C'est mon patron qui va surement déboucher la première bouteille de Champagne.

    Petits, faibles, fragiles, imparfaits, rebels, marginaux, moches, mal fringués, mal foutus, mal embouchés, mal garés, alcooliques, fumeurs de marie-jeanne, toxicos, immigrés, chômeurs, RMistes, lève-tard, gauchos, non conformes...ACCROCHONS-NOUS. Ca va être notre fête. Notre existence va devenir un délit.

    Le grand brouillard est annoncé.

    C'est un bien triste jour qui s'annonce là.

    Nous lutterons, donc ! NO PASARAN !


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